Le contrat d’assurance repose en grande partie sur le risque. D’une manière fondamentale, il permet à l’assuré de bénéficier d’une indemnité compensatrice lorsqu’il subit un dommage. Mais, pour les professionnels du bâtiment, il  offre surtout une couverture dans l’exécution de leurs travaux et sert surtout à se prémunir d’un éventuel défaut de construction.

Les assurances imposées par la loi

Il existe des assurances obligatoires que les entreprises doivent contracter, tel est le cas de celles  de la responsabilité civile automobile (RC automobile). Étant déjà en vigueur depuis plus de 64 ans, elles s’appliquent  donc aux déplacements effectués à bord des voitures appartenant à la société. De plus, les enseignes doivent également  souscrire à une assurance contre les accidents de travail. Dans ce cas, les assureurs offrent un remboursement des frais d’hospitalisation.

Dans le domaine de la construction, les entrepreneurs doivent  ainsi contracter une assurance décennale pour prévenir les risques chantier. On l’appelle aussi la RC professionnelle comme l’évoque  l’article L241-1 du code des Assurances. Elle s’impose donc à tous ceux qui réalisent des ouvrages de grande ampleur sur le sol français et cela même s’il s’agit juste d’une rénovation.

Sous peine de sanction, l’assuré doit par conséquent la conclure avant de commencer les travaux. La somme allouée à la réparation d’un préjudice ne dépassera pas 150 000 000 euros.

Les  couvertures complémentaires et facultatives

D’autres assurances dommages ouvrage peuvent également être envisagées. Elles correspondent à diverses garanties de fonctionnement et de parfait achèvement. Ces souscriptions couvrent les réparations de tous les dégâts engendrés par la mise en œuvre d’un chantier. Toutes les dépenses occasionnées seront donc à la charge de l’assureur.

Les formules les plus prisées concernent uniquement le matériel et les équipements installés. D’autres souscriptions sont facultatives, mais offrent une compensation en cas d’incendie ou de catastrophes naturelles.

Pour ne rien laisser au hasard, il est préférable d’opter pour un contrat multirisque. Ainsi, le maître d’œuvre reçoit un remboursement dans tous les cas. Néanmoins, ce genre de contrats peut être particulièrement onéreux. Trouver un bon courtier assurance décennale sera alors recommandé afin de dénicher les meilleures offres. Ce professionnel dispensera également des conseils précieux.